Le contrat à durée indéterminée est la forme normale de la relation de travail. Toute autre forme est une exception dont les conditions sont limitativement définies, et leur non-respect entraîne la requalification.
Il ne peut être conclu que pour un motif précis : remplacement d'un salarié absent, accroissement temporaire d'activité, emploi saisonnier, contrat d'usage dans certains secteurs. Il doit être écrit et transmis dans les deux jours ouvrables suivant l'embauche, à défaut de quoi il est réputé à durée indéterminée. Il ne peut avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise.
La durée maximale, renouvellements compris, est en principe de dix-huit mois, avec des variantes selon le motif, et un accord de branche peut en disposer autrement. Un délai de carence s'impose entre deux contrats sur le même poste, sauf exceptions. L'indemnité de fin de contrat, dite prime de précarité, s'élève à dix pour cent de la rémunération brute totale, sauf embauche en contrat à durée indéterminée ou refus par le salarié d'une telle proposition.
Sa durée maximale dépend de la catégorie professionnelle et son renouvellement suppose une prévision expresse. Elle doit être stipulée dans le contrat : elle ne se présume pas. Sa rupture obéit à des délais de prévenance croissants avec la durée de présence.